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Guillaume Crousset

Comment est partie l’aventure des épices Crousset ? Pour être franc, bien humblement ! Jacques, mon père, a commencé à faire pousser ses propres plantes et fines herbes dans son jardin, en arrière de chez lui. C’était en 2000. Je me suis joint à lui quelques années plus tard. Je vivais à Montréal à l’époque. Ma blonde et moi, notre famille venant de s’agrandir avec l’arrivée de notre première fille, cherchions un endroit où nous établir, et c’est tout naturellement que nous nous sommes tournés vers la magnifique région des Cantons de l’est. J’avais étudié la gestion d’entreprise et aussi travaillé quelques années dans les cuisines surchauffées, graisseuses et suffocantes de Montréal, et donc fort de ces connaissances que j’ai proposé à mon père de me joindre à lui. Nouvellement arrivé dans la région il me fallait impérativement un boulot. Du genre ça presse ! Malheureusement, son entreprise de fines herbes lui permettait à peine de subvenir à ses propres besoins. Mais grâce à différents appuis gouvernementaux et à l’ajout d’épices dans la gamme de produits, on a pu partir la roue. Dès le départ, on s’est entendu : je vends les épices et toi, tu les fabriques. Marché conclu ! Je suis donc parti avec ma valise remplie d’échantillons faire la tournée des épiceries et des restos, en quête de mes premiers clients. Eh boy ! Ça n’a pas été une sinécure ! Je suis souvent passé pour un extra-terrestre avec mon ras el hanout, mon garam masala et autres mélanges arabes et orientaux. Mais on n’a jamais lâché ! Au fil des ans, à force de faire des salons et des foires, on a fini par se créer un nom. Ç’a été long, mais bon, quand on y croit et qu’on a une tête de cochon, ça finit par porter ses fruits. Aujourd’hui on s’est diversifié. On offre nos produits à la restauration (quoique ces temps-ci c’est plutôt difficile…si vous lisez ça dans quelques années, sachez que ce texte a été écrit en 2020, en pleine pandémie !), aux épiceries (sous diverses appellations, marque privée oblige), à l’industrie agroalimentaire et, notre dernier-né, aux microbrasseries et aux micro-distilleries. On a même réussi à sortir du Québec. Nous sommes maintenant présents un partout au Canada, de même qu’en France et en Belgique. Pour le reste, on a plein de beaux projets. On compte doubler la superficie de production de notre usine à Magog, ce qui sera peut-être chose faite quand vous lirez ces lignes, et on est en voie d’obtenir la certification SQF, une des normes de qualité et traçabilité les plus élevés au monde. Enfin bref, plusieurs nouveaux défis s’offrent à nous dans un avenir pas si lointain.

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Jacques Crousset

L’aventure a débuté il y a plusieurs années, au tournant de l’an 2000. À l’époque, comme le dit Guillaume dans son intro, je faisais pousser des herbes dans le plus ou moins vaste champ derrière chez moi, en Estrie. Ça ne suffisait pas, bien sûr, à assurer notre subsistance à mon épouse et à moi, mais nous tenions le coup. Puis, constatant que tout ça n’irait pas très loin, le Québec étant quand même tout petit (et mon champ aussi, après tout !), l’idée m’est venue d’ajouter des épices, bien sûr venues d’ailleurs, à ma collection. Mieux que ça : à en faire des mélanges, en m’inspirant de ce qui se faisait ici et là. Dès lors, les choses ont changé. L’offre de produits était plus grande, l’horizon s’ouvrait. Mais il restait un problème, un énorme problème : se faire connaître. Car c’était bien beau d’arriver sur le marché avec toute une panoplie de produits plutôt inédits, il fallait tout de même les vendre. C’est-à-dire convaincre les épiceries, les restaurateurs, et le public en général que ce que j’offrais, c’était du beau, du bon. Ça n’a pas été facile, inutile de le dire. J’arrivais en effet de nulle part, j’étais un parfait inconnu. Les trompettes de la renommée ne me précédaient pas. Personne ne m’avait vu à la télévision, personne ne m’avait entendu à la radio. Et je débarquais avec des mélanges comme le Berbère éthiopien, le Baharat, le cari de Madras, des choses que pas beaucoup de gens connaissaient. Mais il y avait une porte de sortie, une façon de se faire connaître qui ne coûtait pas trop cher : les salons agroalimentaires, les foires. Je crois, bien humblement, les avoir tout faits, ou pas mal tous, en compagnie de mon épouse et de Guillaume, qui s’est joint à moi quelques années plus tard. Les salons agroalimentaires ont été une bonne école, pour tout dire. On y a appris beaucoup de choses, dont l’art de se mettre à l’écoute du client. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. À force de travail, de patience et, disons-le, d’acharnement, nous avons fini par nous faire un nom et à intéresser non seulement monsieur et madame-tout-le-monde mais aussi les chefs cuisiniers et l’industrie. Qui plus est, nos locaux sont maintenant plus vastes, donc plus à même d’offrir notre gamme de services, et à partir de l’automne 2021 nous pourrons afficher la certification SQF à notre tableau d’honneur. Bref, l’avenir est là, les portes sont ouvertes, mais ne dormons pas sur nos lauriers, il reste encore beaucoup de travail à faire. Merci à vous qui avez pris le temps de lire ces lignes.